Ce musée de site, unique en région Aquitaine, est situé au cœur de la cité antique de Vesunna. Les salles d'exposition permanente présentent la ville du 1er au 3ème siècle. Elles sont conçues comme deux balcons superposés, surplombant les vestiges de la maison gallo-romaine.
En entrant dans le bâtiment, le visiteur profite d'une vue spectaculaire sur le site archéologique.
La visite continue au-dessus des vestiges, sur des passerelles en bois. Enduits peints in-situ, céramiques, bijoux, décor architectural, etc... sont présentés au visiteur.
Les principaux éléments de la vie quotidienne sont expliqués par thèmes dans les espaces appropriés : la toilette et la parure dans le balnéaire, le repas près de la cuisine, le chauffage dans une salle chauffée par hypocauste.
Dans un aménagement paysager de grande qualité, Vesunna Musée gallo-romain est le point de départ d'un circuit de visite incluant la Tour de Vésone (haute de 24 mètres, cella
d'un immense temple), les vestiges de l'amphithéâtre du 1er siècle, le rempart du Bas-Empire (construit au début du 4ème siècle).
En 1993, la municipalité de Périgueux organisait un concours d'architecture. Objectifs : protéger les vestiges de la domus
et construire un musée. Un architecte de réputation internationale, Jean Nouvel, a été chargé du projet (il venait alors d'achever l'Institut du Monde Arabe, avait en cours le chantier de la Fondation Cartier ; le Ministère de la Culture lui a confié depuis le Musée du quai Branly à Paris).
> Le "mur épais"
Après être passé dans un patio occupé par un imposant chêne vert, le visiteur entre dans un long bâtiment dit "mur épais" qui longe le site à l'ouest, formant un écran qui oriente le regard vers la Tour de Vésone. Il abrite l'accueil, une boutique, une partie du circuit "musée" et les équipements techniques. Ses deux niveaux sont conçus comme des mezzanines dominant les vestiges de la domus
. D'une surface de 660 m² au sol, il sert de contreventement au "grand préau".
> Le "grand préau"
Pour Jean Nouvel, la domus
de Vésone témoigne de l'étendue des vestiges de la ville antique et constitue l'élément phare du musée.
Tout s'organise autour d'elle. Le coeur de la maison (jardin, péristyle et les salles qu'il dessert) est protégé par un "grand préau" couvert d'un large parapluie de métal, porté par quatorze piliers à 9 mètres de hauteur.
Les "parois de verre faites de modules suspendus, les plus immatériels" permettent de "jouer avec le paysage qui se développe autour". La couverture déborde largement vers l'extérieur (dix mètres à l'aplomb des vitrages) mettant ainsi le musée à l'abri de l'ensoleillement direct.
A l'intérieur, le visiteur circule parmi les vestiges sur un platelage de bois (plancher) posé sur des ossatures métalliques. Ce dispositif permet une visite complète et confortable à tous les publics.
> La maison Taillefer
Datée du 18ème siècle, elle abrite l'administration et le service culturel. On dit que le comte de Taillefer, premier archéologue périgourdin, travailla dans cette maison au début du 19ème siècle pour mener ses travaux sur les "Antiquités de Vésone".
La convention de financement signée en 1997 plaçait l'Etat (Ministère de la Culture) comme principal partenaire. Elle comprenait les travaux suivants : construction du bâtiment (mur épais et parapluie), aménagement muséographique, restauration des vestiges archéologiques, restauration de la Maison Taillefer, traitement des abords immédiats.
> Les participations se répartissaient ainsi :
- Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Aquitaine (Ministère de la Culture), 45 %, soit 3,23 Millions d'euros
- Conseil Régional d'Aquitaine, 20 %, soit 1,37 Millions d'euros
- Conseil Général de la Dordogne, 20 %, soit 1,37 Millions d'euros
- Ville de Périgueux, 15 %, soit 1,13 Millions d'euros
Coût total 7,10 Millions d'euros Hors Taxes, soit 8,42 Millions d'euros Toutes Taxes Comprises
Après révision des prix, le coût total en 2003 était de 9,36 Millions d'euros Toutes Taxes Comprises, dont 3,39 Millions d'euros à la charge de la Ville de Périgueux.
> Restauration des collections
L’Etat (Direction de musées de France) était également partenaire de la Ville de Périgueux pour le programme de restauration des oeuvres (1997-2002).
Coût total : 479 400 euros Toutes Taxes Comprises
dont subvention Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Aquitaine (Ministère de la culture) :
189 567 euros soit 39,54 % du montant Hors Taxes
Dans le "mur épais", les deux balcons qui dominent les vestiges présentent une exposition permanente sur l'antique Vésone : la ville et ses habitants, les grands monuments, le décor architectural, le monde des morts, la religion, les échanges économiques.
La principale attraction de cet espace est la collection de blocs de pierre sculptés provenant du rempart du Bas Empire : éléments d'architecture, inscriptions, monuments funéraires, etc... Cette collection fut constituée dès le début du 19ème siècle par le comte Wlgrin de Taillefer. Trois maquettes proposent la restitution de la ville, du temple de la Tutella Vesunna
(Tour de Vésone) et de l'amphithéâtre.
> Le circuit "maison et vie privée"
Sous le "grand préau" , un parcours aménagé sur les vestiges de la domus
explique le site et les principaux éléments de la vie quotidienne sous forme thématique, dans les espaces correspondants : la toilette et la parure dans le balnéaire, le repas près de la cuisine, le chauffage dans une salle chauffée par hypocauste ect...
Les peintures murales découvertes en place lors des fouilles ont été replacées sur le site et des nouveautés sont présentées, en particulier la célèbre peinture aux poissons du terre-plein central du jardin.